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En Angleterre, l'immigration accusée de faire baisser les prix immobiliers

Publié le : 9/7/2014

Une analyse sujette à caution. Le Migration Advisory Committee (MAC), l'organisme chargé d'aviser le gouvernement britannique sur les questions migratoires, fait le lien entre immigration et prix de l'immobilier. Selon ses observations, une hausse de 1 % de la population étrangère d'une municipalité entraînerait une baisse des prix de 1,6 % en moyenne. Plusieurs facteurs sont évoqués : l'habitat en suroccupation, qui s'observe « par exemple dans des habitats partagés, aboutissant à une baisse générale de la demande sur le marché ». Et plus généralement, l'arrivée de travailleurs moins bien payés sur un marché, qui conduirait à l'abaissement du niveau de vie localement. Cependant, in fine, seuls les biens en vente dans la moyenne basse seraient affectés, nuance le comité, les propriétés haut de gamme échappant au phénomène.

L'étude, menée en 2011 par Filipa Sa, professeure à l'Université de Cambridge, n'a été dévoilée que récemment. Comme le précise le Telegraph, qui rapporte l'information, 159 collectivités ont été analysées en Angleterre et dans le Pays de Galles, entre 2003 et 2010.

Londres hausse le ton

La question de l'influence de l'immigration sur la pierre n'est pas nouvelle outre-Manche. Une étude du think tank libéral britannique Civitas publiée en février dernier, mettait en avant l'influence des investisseurs étrangers, cette fois, sur la hausse des prix. Raison pour laquelle le groupement souhaitait limiter l'achat de biens immobiliers dans l'île par des non-britanniques. En janvier, la municipalité de Londres a quant à elle supprimé le bénéfice des aides au logement aux chômeurs issus d'autres pays.

En 2012, une étude française menée par HEC auprès de plusieurs villes américaines mettait en évidence l'incidence de la croissance démographique les prix de l'immobilier, à la baisse ou à la hausse. Mais l'attitude des promoteurs était aussi évoquée : « la construction réagit conformément aux demandes prévisibles du marché : si les acteurs du secteur prévoient qu'elle va augmenter, ils accroissent l'offre. Mais, n'étant pas en mesure de prévoir la croissance démographique due à l'immigration, ils réagissent insuffisamment à cette demande, ce qui fait grimper les prix de l'immobilier », a conclu l'étude.

 

 

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