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Actualité immobilière

'De nouvelles baisses de taux immobiliers sont possibles'

Publié le : 21/5/2014

Les taux des crédits immobiliers sont actuellement à leur plus bas historique. La baisse peut-elle se poursuivre '

Sandrine Allonier : Contre toute attente, de nouvelles baisses sont possibles. L'OAT* 10 ans, qui est en baisse depuis le début de l'année, est tombée à 1,78 % le 16 mai, son plus bas niveau depuis plus d'un an. Dans ce contexte, et alors que la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) assure des conditions de refinancement très favorables aux établissements de prêts, certains de nos partenaires bancaires ont d'ores et déjà fait part de leur volonté d'abaisser à nouveau leurs barèmes au mois de juin. De nouvelles baisses pourraient suivre d'ici septembre, mois traditionnellement très actif sur les marchés de l'immobilier. Je ne vois pas de remontée des taux jusqu'à l'automne, au moins.

Certains observateurs craignent que la reprise des opérations de titrisation ne tire les taux vers le haut'

Sandrine Allonier : L'idée sous-jacente est que les taux sont actuellement trop bas pour rendre d'éventuels actifs titrisés attractifs pour les investisseurs institutionnels. Si la pratique de la titrisation venait à se développer, elle entraînerait, mécaniquement, une hausse des taux d'emprunt. Tout est dans ce « si »' Jusqu'à maintenant, seul le Crédit Foncier a lancé une opération de titrisation. D'autres banques devraient suivre, mais vraisemblablement pas à court terme, et dans des proportions limitées. En début d'année, il était question d'une titrisation de 20 à 25 % des crédits accordés. Cela aurait des conséquences en matière de taux, mais dans proportions raisonnables et limitées. J'ajouterai que la titrisation aurait également des effets très positifs sur le crédit : les nouvelles réglementations bancaires européennes obligent les banques à prêter en fonction de leurs ressources. Or, en augmentant les ressources des banques, la titrisation leur permettrait, mécaniquement, de prêter plus.

Les banques ont-elles durci leurs conditions d'octroi '

Sandrine Allonier : Tout dépend de ce qu'on entend par là. Les règles tacites que sont les 33 % d'endettement ou les 10 % d'apport restent, globalement, inchangées. En revanche, du fait de ces mêmes réglementations européennes que nous venons d'évoquer, les banques privilégient, plus encore qu'avant, ceux des emprunteurs qui leur assureront le plus de ressources à long terme. Soit, typiquement, les jeunes ménages en début de parcours professionnels, qui domicilieront leurs revenus chez elles et leur confieront leur épargne future. Cela ne veut pas dire que les autres profils sont laissés de côté, mais ils sont étudiés plus en détail avec, parfois, un allongement des durées de traitement des dossiers. Ce qui peut donner l'impression d'un durcissement...

Les courtiers recommencent à communiquer sur l'opportunité de renégocier un crédit immobilier'

Sandrine Allonier : Nous le faisons parce que cette baisse récente des taux, dont personne n'avait vraiment anticipé l'ampleur, permet à une nouvelle population de ménages d'envisager une renégociation de leurs crédits. Je pense à ceux qui ont souscrit un emprunt en 2011 ou jusqu'à mi-2012, qui ne s'étaient pas endettés depuis suffisamment longtemps pour participer à la vague de renégociation qui a eu lieu l'année dernière. D'une manière générale, tous ceux qui se sont endettés à plus de 4 % sur 20 ans et à plus de 4,30 % sur 25 ans ont intérêt à envisager l'opération, sachant que c'est dans les premières années d'un prêt que la renégociation prend tout son sens, puisque c'est à cette période que l'emprunteur rembourse jusqu'à 50 % d'intérêts.

 

 

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