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Les Français insensibles à la baisse des prix de l'immobilier

Publié le : 7/4/2014

La baisse des prix, quelle baisse ' Un sondage Ipsos pour le réseau Orpi montre que seule une minorité de Français ressent le changement de tendance pourtant observé par la plupart des acteurs de l'immobilier, agents comme notaires.

L'enquête, réalisée auprès de 2 005 personnes du 22 au 26 mars derniers, révèle que 45 % des sondés considèrent que la baisse des prix est avérée sur l'ensemble du territoire, et que 38 % seulement la constatent dans leur propre région. Les différentes statistiques publiées depuis le début de l'année témoignent pourtant bien d'une baisse certes limitée mais généralisée : en moyenne nationale, les prix ont reculé de 1,4 % en 2013 selon les notaires, de 1,8 % selon Century 21 et de 2,9 % selon la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim). Tous constatent un décrochage plus marqué à Paris qu'en province, et pronostiquent une poursuite, sinon une accélération du mouvement dans les prochains mois. Toujours en à l'échelle du pays, Guy Hoquet prédit une baisse de 2 % sur l'ensemble de 2014, tandis que la Fnaim anticipe une baisse « de 3 à 4 % au maximum ». MeilleursAgents.com, lui, n'hésite pas à évoquer un décrochage de 7 %, qui pourrait même être plus marqué encore dans le cas où les taux d'emprunt viendraient à remonter fortement.

Paradoxe

Le message, pourtant, ne passe pas. Bernard Cadeau, le président d'Orpi, évoque « une situation paradoxale », liée, vraisemblablement, au fait qu'acheteurs et vendeurs « campent sur leurs positions » - les premiers rêvant d'un prix « plus juste, plus en en lien avec leurs capacités financières », tandis que les second ont encore trop souvent tendance à surévaluer leur bien.

Plus « paradoxal » encore, le sondage montre que ceux-là même qui ont pris conscience du nouvel environnement de marché ne modifient en rien leur comportement. Parmi les Français qui ont constaté une baisse des prix, « 83 % de ceux qui ont un projet d'achat ne sont pas prêts à l'accélérer et 69 % de ceux qui ont un projet de vente ne prévoient pas de changer les délais de leur transaction immobilière », indique l'étude.

Un appel à Sylvia Pinel

Bernard Cadeau voit dans ces résultats le signe d'un marché qui reste grippé, et a plus besoin que jamais d'« une action claire » en provenance du gouvernement. Le dirigeant appelle la mise en place d'une fiscalité immobilière « plus simple, plus lisible et plus stable. La situation économique n'est pas bonne, mais il y a des projets immobiliers qui ne demandent qu'à aboutir : des acheteurs prêts à se lancer, des investisseurs prêts à franchir le pas, des jeunes couples qui ont l'ambition d'accéder à la propriété. Tous sont en attente d'un signal fort ».

M. Cadeau a « demandé à rencontrer Sylvia Pinel dès sa nomination » au ministère du Logement. « J'espère obtenir un entretien pour lui dire que la politique du logement ne s'arrête pas à la loi Alur ». Une loi « sur laquelle il y a encore beaucoup à dire et beaucoup à écrire (une référence aux nombreux décrets d'application encore en cours de rédaction), mais « au-delà de laquelle il convient d'aller ».

 

 

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